C’est quoi le MaB ?.

Les Réserves Homme et Biosphère

Les Réserves MaB, pour Man and Biosphere ou Homme et Biosphère en français, combinent trois fonctions :

  1. Conservation : contribuer à la conservation des paysages, des écosystèmes, des espèces et de la variation génétique ;
  2. Développement : encourager un développement économique et humain durable ;
  3. Appui logistique : fournir des moyens pour des projets de démonstration et des activités d’éducation environnementale et de formation, de recherche et de surveillance continues sur des problèmes locaux, régionaux, nationaux et mondiaux de conservation et de développement durable.

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    © MaB-France

Contrairement à une approche de protection sous cloche le concept des Réserves de Biosphère considère l’homme comme l’acteur principal des écosystèmes développée par certains dispositifs conventionnels, le concept des Réserves de Biosphère considère l’homme comme l’acteur principal des écosystèmes  et met en place une dynamique qui, tenant compte des interactions, assure une conservation et une gestion durable des milieux et des ressources. C’est ce caractère intégré très particulier qui fait des Réserves de Biosphère des sites qui vont au-delà d’une simple aire protégée.

Les réserves de biosphère sont nées en 1974, et dès 1976 il a été mis en place le réseau mondial de réserves de biosphère. Appelé à l’origine Man and Biosphère Program, Les réserves de biosphère ont pour propos de concilier la conservation de la biodiversité avec le développement économique et social des populations. Elles permettent de tester et de développer des approches de gestion durable des ressources naturelles par les activités humaines. Elles sont proposées par les gouvernements nationaux, désignés par l’UNESCO, et restent sous la juridiction souveraine des États.Un réseau mondial,
631 réserves dans 119 pays

Un réseau mondial de 631 réserves de biosphère s’est progressivement établi dans 119 pays (chiffre d’octobre 2014). Il s’enrichit chaque année de nouveaux sites, proposés par les Etats membres de l’UNESCO. Le Réseau mondial des Réserves de Biosphère est régi par une Résolution de la Conférence générale de l’UNESCO : la Stratégie de Séville et le Cadre statutaire (1995). Un programme scientifique intergouvernemental a pour principaux objectifs de réduire la perte de biodiversité et d’en traiter les aspects écologiques, sociaux et économiques.

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Carte extraite du site de l’Unesco

En 1995, la Stratégie de Séville et le cadre statutaire des réserves de biosphère, fixent les fondements et les orientations des réserves de biosphère et du réseau mondial. [1] Un point important est la mise en place de critères auxquelles doivent répondre les réserves de biosphère. Ces critères sont définis par l’article 4 du cadre statutaire, il s’agit des points suivants :

  1.  L’aire doit englober une mosaïque de systèmes écologiques représentatifs de grandes régions biogéographiques, incluant une série graduée de formes d’interventions humaines ;
  2. Elle doit être importante pour la conservation de la diversité biologique ;
  3. Elle doit offrir la possibilité d’étudier et de démontrer des approches du développement durable au niveau régional ;
  4. Elle doit avoir une taille appropriée pour remplir les trois fonctions des réserves de biosphère décrites ci-dessus ;
  5. Elle doit remplir ces trois fonctions grâce à un zonage approprié avec une aire centrale constituée de sites protégés réglementairement ; posséder une zone tampon entourant l’aire centrale où seules des activités compatibles avec les objectifs de conservation peuvent avoir lieu, et une aire de transition extérieure où des pratiques d’exploitation durable des ressources sont favorisées et développées ;

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    Schéma théorique du zonage d’une réserve de Biosphère
    © MaB-France

  6. Des dispositions doivent être prises pour intéresser et associer un éventail approprié, notamment, de pouvoirs publics, communautés locales et intérêts privés à la conception et à la mise en œuvre des fonctions de la réserve de biosphère.

En 2008, le Plan d’action de Madrid a été approuvé et adopté par le troisième Congrès mondial des réserves de biosphère. Il s’appuie sur la stratégie de Séville et vise :

  • A capitaliser sur les avantages stratégiques des instruments de Séville
  • A faire des réserves de biosphère – désignés au niveau international – des territoires d’expérimentation reconnus et dédiés au développement durable au XXIème siècle.

[1] MAB : la stratégie de Séville et le cadre statutaire du réseau Mondial. Disponible sur le site de l’UNESCO

La France compte aujourd’hui treize Réserves de Biosphère (voir tableau ci-dessous). De plus, deux projets sont à l’étude dans les Gorges du Gardon et sur les 3 Sources et Gorges Loire Allier Ardèche.

Visitez les pages Réserves de biosphère française, pour avoir des visions complémentaires et des exemples d’actions. Très dynamiques et diversifiées, les réserves de biosphère témoignent aujourd’hui d’alternatives et de complémentarités entre économie, environnement et identité socioculturelle

En France, la réserve de biosphère a une politique de gestion mise en œuvre par une structure dédiée qui peut être un Syndicat Mixte, un Parc Naturel National ou Régional, une Association… Chaque réserve de biosphère est soumise à un examen périodique tous les 10 ans. Si elle ne remplit plus les critères requis, son retrait du réseau peut être demandé.

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Pour chaque projet mené dans les réserves de biosphère, les enjeux économiques, environnementaux, sociaux et culturels sont pris en compte de manière globale. Les personnes impliquées dans les réserves sont très diversifiées : élus et responsables d’associations côtoient les scientifiques et les administrations. La reconnaissance d’un territoire les enjeux économiques, environnementaux, sociaux et culturels sont pris en compte de manière globalecomme « réserve de biosphère » est l’aboutissement d’une procédure rigoureuse. Un dossier doit être constitué, répondant à un ensemble de critères : présenter des espèces et des paysages méritant d’être protégés, regrouper des types d’interventions humaine variés, disposer d’une structure de coordination adaptée, de programmes scientifiques, avoir l’assentiment officiel des représentants de la population locale.

Réserve de Biosphère française Départements, année de création et de révision
 Audomarois Pas-de-Calais et le Nord ; Créée en 2013
 Camargue Bouches du Rhône, Gard, Créée en 1977 ; révisée et élargie au Gard en 2006
 Cévennes Ardèche, Gard, Lozère ; Créée en 1985
BV de la Dordogne (bassin versant) Puy de Dôme, Cantal, Corrèze, Lot, Dordogne, Gironde, Charente Maritime, Charente, Haute Vienne, Creuse, Lot et Garonne ; Créée en 2012
Commune de Fakarava Polynésie française ; Créée en 1977, étendue en 2006
Vallée du Fango Haute corse ; Créée en 1977
Fontainebleau Seine et Marne, Essonne ; Crée en 1998, révisée en 2010
Guadeloupe Guadeloupe ; Créée en 1992
 Iles et mer d’Iroise Finistère ; Créée en 1988, révisée et élargie en 2012
Luberon-Lure Alpes de Haute-Provence, Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse ;
Créée en 1997, extension à la montagne de Lure en 2010
Mont Ventoux Vaucluse ; Créée en 1990, Révisée en 2008
Mont Viso Cuneo, Turin, Hautes Alpes, Alpes de Haute Provence ; Créée en 2013
Vosges du Nord-pfälzerwald Bas-Rhin/Moselle Bad Dürkheim Kaiserslautern, Kreise Südwestplalz und Südliche WeinstrasseCréée en 1998, révisée en 2010

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