« La réforme de la PAC n’a pas créé d’emploi »

Le rapport Andrieu  sera soumis au vote de la Commission Agriculture du Parlement européen le 14 juillet 2016, avant son adoption en plénière à Strasbourg le 14 septembre prochain.

Ferme-Eygageyres« La réforme de la politique agricole commune n’a pas créé d’emploi, déplore l’eurodéputé Eric Andrieu dans son rapport présenté le 26 avril au Parlement européen. Pire, en favorisant l’intensification de la production et la concentration des exploitations agricoles, la PAC a eu un impact négatif sur l’emploi en milieu rural.» Il appelle à un nouveau contrat social avec les territoires et à une nouvelle politique agricole commune qui contribue au développement de l’emploi et garantisse une alimentation saine et accessible au plus grand nombre.

Pour le Vice-président de la Commission Agriculture du Parlement européen, « la réforme de la politique agricole commune n’a pas créé d’emploi. Si le second pilier a contribué à une diversification des activités en milieu rural, le premier pilier, qui représente 80% des dépenses de la PAC et porte les mesures de soutien aux marchés et aux revenus des exploitants agricoles, a permis quant à lui, au mieux, de ralentir la disparition des petites fermes et de maintenir certains emplois, mais n’en a pas créé de nouveaux. »

Avant d’ajouter : « Pire, en favorisant l’intensification de la production et la concentration des exploitations agricoles, la PAC a eu un impact négatif sur l’emploi en milieu rural. » Dans son rapport, le député européen demande aux États membres de l’UE de mettre en œuvre une stratégie globale de renouvellement des générations, en soutenant les jeunes agriculteurs et les exploitations familiales. « Depuis des années, dans la plupart des pays européens, les zones rurales se vident de leurs agriculteurs et l’emploi y perd du terrain » rappelle l’eurodéputé.

Pour Eric Andrieu, « une PAC en faveur de l’emploi est possible. Mais cela implique un changement de paradigme. »

« Nous devons démocratiser la PAC. Il faut repenser les objectifs de la Politique Agricole Commune afin qu’elle redevienne une politique publique au service de tous, qui réponde à la fois aux attentes de la société et aux défis de l’emploi », conclut l’eurodéputé audois.