Toutes les Réserves de biosphère de France réunies en Iroise

La rencontre annuelle des coordinateurs des Réserves de biosphère est un moment important de la vie du réseau français, favorisant les projets partagés et les échanges d’expériences. La première édition dans les Vosges du Nord avait en son temps fait la Une de la première lettre de la biosphère. Plus de 20 ans plus tard, la formule s’est étoffée, à l’image du réseau : le crû 2014 s’est déroulé du 30 septembre au 2 octobre, à Molène, à l’invitation de la Réserve de biosphère des îles et de la mer d’Iroise.

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Rencontre annuelle des coordinateurs des Réserves de biosphère

L’objectif principal de ces réunions est bien l’animation du réseau, la communication et les échanges d’expériences, mais aussi la découverte de techniques potentiellement utiles pour les coordinateurs. Ainsi, une présentation de Théâtre forum a été organisée : cette technique de théâtre participatif peut faciliter la communication lors de situations délicates.

Autre point fort de cette réunion : le marché aux partenariats. Ce marché part du constat que chacun a une ou plusieurs expériences à offrir, mais cherche également à bénéficier d’expériences, d’appuis et de collaborations pour mettre en place ou réaliser des actions. Ainsi, les offres et attentes de tous les participants ont été exposées, et 21 contrats de partenariats ont été signés, pour des actions aussi diverses que des jumelages pédagogiques, la création d’une ligne de mobilier d’accueil, la collecte de mémoire orale, ou l’organisation des relations avec le monde de la recherche.

Chacune de ces réunions est l’occasion d’une visite et de la rencontre d’acteurs du territoire.

Sur l’île d’Ouessant, le réseau a été accueilli par le délégué du Conservatoire du littoral, Didier Olivry, qui a présenté la très belle rénovation du phare du Stiff. Les responsables du Conservatoire de l’Abeille noire ont insisté sur l’importance de leur association qui entretient des essaims d’un écotype breton, indemnes des parasites qui les déciment ailleurs, comme le varroa. D’ailleurs, le Conservatoire fournit les apiculteurs continentaux qui en font la demande.

La visite a ensuite conduit le groupe dans le laboratoire Nividiskin, qui élève ou collecte des algues et les transforme en produits cosmétiques. Cette entreprise participe au développement de l’activité locale, et gère sa ressource naturelle en utilisant des techniques de récolte des algues sauvages permettant leur repousse rapide. L’impact environnemental de son activité sur l’île est également contrôlé.

Ces visites, toujours riches en échanges, donnent un aperçu des actions menées localement.